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Il
était une fois,
un jeune
gaillard de
quatre ans
prénommé
William, un
bout-en-train inégalé.
On
lui
avait donné
comme surnom
"Le petit
clown"
tant
et
tellement il
faisait rire son
entourage avec
ses
pitreries.
Déjà
macho, il avait
montré sa
musculature.
D'un
rire caché,
Maman riait
beaucoup à voir
ce
petit bonhomme
-excusez!-
à voir ce
grand
bonhomme
déployer ses
muscles . D'un
caractère
solide,
grand-père
aimait bien le
taquiner
s'apercevant, à
sa grande joie,
la détermination
vive
de
ce bambin "musclé".

Non
loin de là
vivait, une
petite poupée
charmante,
délicate
avec un sourire
de bienvenue.
Elle
s'appelait
"Emilie la
jolie".
Elle raffolait
de belles
robes
et ne se gênait
pas à s'en vêtir.
Depuis quelques
jours,
elle était
triste. Son
visage ne reflétait
pas la
gaieté
si personnelle
de cette
gentille
demoiselle.
Du
haut de la côte,
le papa d'Emilie
avait construit
une
maisonnette pour
enfants. Tous
les amis
venaient
jouer
dans cet
emplacement fort
apprécié.
William
en
faisait partie.
Par un après-midi
ensoleillé,
Emilie
et son petit
prince charmant
se calinaient
tendrement.
Ils venaient de
découvrir avec
émerveillement
une autre forme
d'amour.
Le
petit clown aux
paroles
surprenantes lui
avoua
son
attachement en
lui disant:
"Je t'aime!"
La
journée passa
dans des jeux
divers au grand
plaisir
de ces deux
jeunes amoureux.

Suite
à cette journée
fort plaisante,
il apprit -le
lendemain-
qu'elle était
très malade :
une pneumonie,
pensa-t-il
Les
semaines s'écoulèrent
et aucun signe
d'Emilie.
La
nuit, il
pleurait
beaucoup pensant
continuellement
au
plaisir de ces
rencontres avec
Emilie. Il
n'avait
plus
d'entrain. Le
passé venait
meubler sa vie
tout
en
pensant à
Emilie.
Les
mois passèrent...
Il commençait
lentement à se
divertir
toujours
silencieux.
Grand -papa était
très
inquiet car
Willie respirait
la joie de vivre
et le
voir
ainsi le
peinait énormément.
La
neige
cachait ce
beau tapis verdâtre.
Par un
matin
ensoleillé mais
glacial, le téléphone
sonna,
sonna
encore quand
Maman finit par
répondre.
Elle
souriait
abondamment tout
en scrutant son
fils
quelque peu éberlué.
Elle lui tendit
le récepteur.
Quelle
surprise
d'entendre la
voix angélique
d'Emilie !
Ils
parlèrent ,
parlèrent sans
s'arrêter,
riant aux
éclats;
heureux de ce
contact
impensable suite
à
cette
maladie. Après
cette effusion
de paroles,
Maman
d'une
voix grave et sérieuse,
parla à son
fils en lui
soulignant
de faire très
attention à
Emilie, qu'elle
était
encore fragile
mais en bonne
voie de guérison.

Noël
arriva avec ses
sapins
multicolores,
ses décorations
flamboyantes,
des lumières
scintillantes
donnant
un aspect
chaleureux et
invitant. Maman
se
pomponnait
devant le miroir.
Elle était
assurément
la
plus belle de la
région.
J'attendais avec
de grands
respirs
qu'elle termine
son
chef-d'oeuvre
dans son
habillement.
Enfin le tout était
terminé.
Le
parcours me
semblait loin
tant j'avais hâte
de la
revoir
ma gentille
Emilie. Enfin
nous étions
rendus.
Mon
petit coeur
palpitait d'émotion.
A l'intérieur,
le
papa
d'Emilie, avec
un grand sourire,
vint me voir
en
me surnommant le
"petit Don
juan " de
la famille.
Tout
le monde riait
et moi, sans
dire mot, je me
sentais
mal
à l'aise.
Soudainement
Emilie
s'approchant de
moi
m'embrassa sur
ma joue. J'étais
rouge
comme
les
décorations de
Noël. Un peu
retirés, ils
se parlèrent
en
se racontant des
histoires puis
Willie prenant
la
douce
main d'Emilie
allèrent danser
avec les grandes
personnes.
A
la fin de la
soirée,
surprise des
parents. Où
sont-ils?
Que
font-ils? Ils étaient
dans le salon
tout près du
sapin illuminé,
endormis sur le
sofa, main dans
la
main.
William dans un
ronflement de
satisfaction,
Emilie dans une
respiration
lente et calme.
La maman
d'Emilie ne put
s'empêcher
d'ajouter qu'ils
ressemblaient à
deux petits
anges
merveilleux. La
scène était
attendrissante.
Les parents
continuèrent à
contempler ces
deux chérubins
dans l'innocence
de leur âge,
dans la beauté
de ce jeune
couple.

Ainsi
prend fin cette
histoire dans le
contentement
des
parents et dans
la vive
satisfaction
d'Emilie
la
jolie et de
Willie, le petit
clown.
Andre
Labrosse (Epervier)
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