
|
NOËL D’ANTAN
Il y a 60 et quelques années, nous n’étions pas à l’ère du nintendo ni de la télévision. Nous suspendions nos bas à la cheminée, des bas que notre mère avait tricotés, ou nous le déposions au pied de l’arbre de Noël. Avec notre père nous étions allés couper le plus beau sapin de la forêt. Nous le décorions de cannes en bonbon, de bonshommes d’épices ainsi que d’ornements que maman avait confectionnés avec des retailles de tissus. Des boules, des étoiles, des petits sapins, etc… que l’on bourrait avec de l’ouate.
En carriole, le 24 décembre au soir, nous allions à la messe de minuit avec nos parents. Tout était féerique. Les chants de Noël et la magie de cette nuit permettaient de rêver aux étrennes que nous devions recevoir le lendemain. À notre réveil, maman nous servait du bon pain aux raisins, une pâtisserie avec un chocolat chaud et c’était la distribution des bas. Il y avait toujours un petit cadeau surprise dissimulé au travers de pommes, oranges, bananes, beignes, biscuits et quelques bonbons. C’était la seule période de l’hiver où on retrouvait les fruits et les bonbons en abondance, car l’argent était rare.
J’ai gardé la tradition du bas de Noël, du pain aux raisins, de la pâtisserie et du chocolat chaud. Sans maman ce n’est plus pareil mais ça me permet de rêver à mes Noëls d’antan.
C’était un petit clin d’œil sur mon jeune âge.
Anita Laflamme
Cusson
|