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Le
pas
Je
marche sur un trottoir sans difficulté
Malgré
une pollution macabre et étouffée.
La
société bétonnière offre l’aisance du moindre effort
Des
gratte-ciel offensent l’humain
de ses yeux blasés.
Où
est le ciel, la bleuté de sa toile fragilisée
Dans
une immondice respirant la mort?
Je
marche sur un chemin de terre
parsemé de nature.
Les
arbres m’entourent soufflant abondamment son air pur.
Le
ciel m’éblouit de ses rayons chaleureux.
Je
respire la tranquillité, l’abondance des odeurs de l’azur.
J’abuse
de cette simplicité de joies futures
Le
paysage me distrait, mon corps transpire le feu!
Je
marche dans le froid enneigé d’un corps en furie.
Le
gel m’assaille de
ses glaives avec candeur et défi.
Le
blizzard fige mon corps dans une détresse absolue.
Mes
pieds fatigués demandent asile à ma charpente démunie.
Mes
jambes fléchissent de rage à l’approche d’une nuit.
Je
suis l’insensible, amertume d’un esprit déçu.
Je
marche, piétine, je titube une vie d’espoir.
Je
cours, je m’envole dans des espaces aléatoires.
Je
m’accroche aux nuages pour mieux me détendre.
Je
voltige et repose
enfin mes guiboles dans une armoire.
Tout
mon être chasse cette lassitude d’une fausse foire.
Je
suis mon pas…où mon papa s’ouvre d’un coeur tendre…
André
Labrosse (Epervier) Lac St-Paul, Québec

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