Poésie libre

 

 

L’arbre mort

 

 

 

Mes branches mortes s’élancent vers le ciel,

Perchoirs pour oiseaux siffleurs, ou fatigués par leurs vocalises

La terre me fait tenir debout comme un défi au temps

L’hiver roule, la pluie coule aux caprices des saisons 

 

 

Le vent essaie de me faire  bouger dans un dernier élan

Le long de mon corps qui perd son enveloppe

Males ténébreux et femelles  enflammées viennent

Signer leur identité de leurs bois aiguisés

 

 

Un tronc pourrissant régal d’un pic vert affamé

Comme une sentinelle qui garde le secret du passé

Je tremble plus par l’arrivée du parfum du renouveau

Accompagné d’une symphonie d’odeur et le bruissement d’ailes

 

 

Je retiens mes larmes lors de l’éclatement des bourgeons

Accompagné  par les coups de bec du pic afin de calmer sa faim

Sous le soleil de l’été qui brûle ma macabre silhouette

Attendant l’homme à la forte carrure qui me donnera le repos

 

 

Je m’affalerais une dernière fois retournant à la terre

Ainsi va la vie des arbres morts de leur bel âge ou par la pollution

 

HG

 

 

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